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8 avr. 2008

Bataille d'Hastembeck, juillet 1757.

Après avoir été battu à Kolin, Frédéric II n’a guère laissé de choix aux Anglais, en leur retirant toutes les troupes prussiennes sous leur commandement. Le duc de Cumberland, chef du corps expéditionnaire et des alliés hanovriens, se trouva ainsi délesté du tiers de ses effectifs de début de campagne. Et pourtant, les ordres étaient clairs : remonter vers le Hanovre, en évitant tout contact avec l’ennemi ; et ceci jusqu’aux chaînes de collines qui ferment la Wesser et forment un véritable verrou naturel sur la principauté hanovrienne.

- centre du champ de bataille avec
lignes de déploiement des armées adverses - 
C’est donc là, que l’armée positionna sa ligne de défense. Les renseignements ne laissaient aucun doute : l’armée franco-autrichienne, sous le commandement du général d’Estrée étaient proche. Et on estimait ses effectifs bien supérieurs aux leurs. Le seul avantage tenaient au promontoires boisés sur lesquels les troupes pourraient s’appuyer, ainsi que la division de cavalerie britannique qui se révélerait sans doute fort utile.




Les joueurs français formèrent trois colonnes de division dessinant une sorte de faucille, et qui devaient, de toute évidence, couper la retraite aux troupes anglaises, et permettre de les prendre en tenaille. En voici quelques images de l'une d'entre elles:




Mais l’avance ne se révéla pas aisée. Sur l’aile droite, les bois denses ralentissaient la progression de la moitié du mouvement initial.


Quant au nord, les marais présents le long du cour d’eau, rendaient impossible tout débordement par la gauche.




Il ne restait plus que le centre du dispositif anglais qui demeura la clé du champ de bataille. Prendre la petite bourgade d’Hastembeck, couperait les lignes anglo-hanovriennes en deux. Autant dire la victoire à portée des baïonnettes.


Il fallait donc aller vite, toute perte de temps permettrait aux anglais de passer les cours d’eau, et de se replier en ordre sur une autre position choisie. Mais, les joueurs savaient maintenant combien il pouvait être difficile de manœuvrer avec vitesse et efficacité à l’époque des guerres en dentelles. D’autant qu’au centre, une redoute de deux batteries menaçait toute avance des lignes françaises.



Pourtant, la cavalerie parvint à passer en force, laissant néanmoins tout un régiment pris sous le feu à portée moyenne ; et qui céda au moral, le coup étant trop rude !

- l'infortuné régiment de Marmont
retiré du jeu après une déroute éffrénée - 
Mais rien n’était encore joué, quatre autres régiments passèrent l’obstacle, et foncèrent sabres au clair sur les lignes d’infanterie hanovrienne !!! La joie risquait pourtant d’être brève lorsque l’on sait combien la cavalerie détestait en ce temps charger des lignes d’infanterie réglée… C’est ainsi qu’un deuxième régiment céda à son tour au doute, refusant la charge, et stoppa son avance.

La petite brigade de cavalerie se retrouva dés lors en fort mauvaise posture, car il ne restait plus qu’un seul régiment qui s’apprêtait en plus à subir un feu nourri de la part de l’infanterie ennemie. Mais le colonel de cavalerie fut soulagé en constatant le piètre résultat de ce tir sur ces hommes ; Pour ce tour du moins, le régiment était sauf .
L’avance des troupes françaises se poursuivit donc vers Hastembeck, et à travers la colline boisée en arrière du bourg. Les conditions étaient toujours aussi difficiles.


- régiments autrichiens incorporés dans la Reicharmee -
Les Français ne voyaient pas à plus de 180 mètres (soit 9 cm) dans les bois, sans compter les possibles troupes ennemies embusquées, plus difficiles à repérer. Soudain, sans trop comprendre pourquoi, les hommes reçurent l’ordre de porter l’arme à l’épaule et faire feu.




- brigade suisse face aux hannovriens - 
Sur l’ensemble de la table de jeu, les feux de l’artillerie et des mousquets se succédèrent. Quant au reste de la cavalerie française, elle fut annihilée par une charge sur son flanc par l’ensemble de la cavalerie anglaise. Les leçons de Frédéric II ont bien porté leurs fruits au sein du club.



La situation française devint alors très délicate ; l’avancée vers la ville étant toujours très ralentie du fait des ordres lents à faire passer. (ah, le charme des lignes de bataille) Sur la colline boisée, les pertes s’accumulaient de part et d’autre, mais sans réserves la ligne française commençait à faiblir. Heureusement pour eux, plus à droite encore, c’est toute une troisième colonne de division qui effectua un mouvement en pivot pour soutenir le centre.


Les combats furent donc acharnés, et la vitesse serait vraiment la clé de cette bataille.
C’est alors que pris d’une envie de mettre un terme à ces longues politesses, le centre du dispositif français, face au bourg d’Hastembeck, eu l’audace de déclarer une charge avec trois de ses bataillons (dont un bataillon autrichien aux effectifs plus conséquent … c’est toujours utile). Le centre urbain était défendu par deux unités de la garde anglaise en « formation en hérisson ».


La mêlée fut furieuse, mais l’audace a encore payée ; les trois bataillons franco-autrichiens eurent un avantage au nombre qui lui donna la capacité nécessaire aux dés pour infliger autant de pertes. L’Anglais tenait certes encore un tour en mêlée, mais le soutien français fut encore de trois bataillons, ce qui apporta trois dés supplémentaires. Sans compter, le poignet "chanceux" du lanceur qui additionna les multiples de « 6 » au résultat.


L’Anglais ne put donc tenir, la différence de pertes entraînant une retraite du bourg qui tombait aux mains des Français. Ce fut le tournant de cette bataille. Rien ne pourrait plus vraiment arrêter l’avance des Frenchies. Il ne restait plus au duc de Cumberland de donner l’ordre de repli en ordre.
Le Français poursuivrait il l’avantage gagné sur son adversaire. Si l’on en croit la réalité historique ce ne fut guère le cas. Et d’Estrée fut déchu de son titre de commandant de l’état major, suite à cette faiblesse. Quant au Hanovre, un traité séparé de neutralité fut signé ; mais dés 1759, les troupes fidèles à l’alliance britannique reprirent la route des combats.

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