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7 févr. 2010

Vellinghausen, le 16 juillet 1761.

Situation à la fin des deux premières rencontres:
Armée français : points victoire acquis = 60 points
Armée Alliée : points victoire acquis = 50 points

3ème et ultime rencontre dans cette campagne:

Le terrain des combats :


Au milieu des champs en culture, les lignes de bataille des deux camps s'étaient déployées au son des tambours ; et s'avancaient l’une vers l’autre, pour décharger leurs mousquets le plus près possible de l’ennemi.

Vue des champs en culture, prise depuis la rivière de l’Hasse.
A droite, le terrain plus accidenté et fermé, risquait de rendre les mouvements plus lents – et dés lors - la dextérité de l’officier en charge de cette aile, serait vitale.

Vue du flanc droit, plus compartimenté, autour de la rivière de la Lippe.

Passage à gué sur la Lippe, 
qui donne sur le flanc droit de l’armée française.

 Dans les deux camps, les combats furent acharnés; et l'envie d'en découdre avec l'ennemi, tout aussi grande.

Trois zones constituaient l’ensemble du champ de bataille :
La zone A : les combats pour la colline du Dünkerburg.
La zone B : les combats dans le village de Vellinghausen, et autour du gué sur la Lippe.
La zone C : les combats de cavalerie sur le flanc gauche.


Zone A :
Les brigades anglaises firent le choix de tenir la colline du Dünkerburg ; et d’attendre l’ennemi, le fusil à l’épaule. La longue ligne des « Tuniques rouges » voyait l’ennemi venir doucement sur elle, prête à en découdre.

La ligne anglaise sur la colline du Dünkerburg.
En contre-bas, les Français avançaient, imperturbables !

Un bataillon de la Garde et le 1st Royal, 
appuyés par une batterie de 12 livres.

L’artillerie n’avait pas encore à l’époque de la guerre en dentelles, le pouvoir de faire de gros dégâts sur l’ennemi. En revanche, elle jouait un rôle psychologique non négligeable (un test moral obligatoire pour toute perte due à un tir d’artillerie).
Pour autant, les Français poursuivirent leur avance cadencée ; et leurs pertes étaient immédiatement remplacées par les rangs suivants. Fer de lance de l’attaque, la brigade des Gardes françaises, bomba le torse, et fit augmenter le pas de l’ensemble de la ligne de bataille. (NB : en réalité, les 6 bataillons des Gardes françaises ne participèrent à aucune bataille de la Guerre de sept ans … Mais j’avais trop envie de les voir mes p’tits pioupious :lol: )



En première ligne, 4 bataillons des Gardes françaises ; 
suivis en deuxième ligne par deux bataillons de Grenadiers de France.
Vue rapprochée des Gardes françaises.

A la pointe gauche de l’attaque, une brigade suisse fermait le dispositif, et avait pour objectif d’attaquer le flanc du dispositif britannique. Ce qui obligea, l’officier général de la coalition, à organiser son dispositif en ligne d’hameçon.

Bataillons appartenant à la brigade suisse.



Zone B :
La division allemande, composée de troupes issues des divers cercles alliés aux Anglais, se déploya rapidement au débouché du Dünkerburg et du village de Vellinghausen. La tache n’était pourtant pas aisée dans cet espace étroit, où seuls un ou deux bataillons pouvaient se déployer à la fois. Malgré tout, les conversions et les déploiements des deux brigades furent parfaitement coordonnés. On retrouvait dans ces rangs serrés, toute la discipline de fer, habituelle lors des entraînements et des manœuvres de toutes les armées allemandes au cours du XVIIIe siècle.



De leur côté, les Français ont aussi du répondant. Et c’est à la brigade Picardie que fut enjointe la tache délicate de fermer le verrou devant l’ennemi.



Déploiement de la brigade Picardie, à l’entrée 
de Vellinghausen ; et faisant face à une brigade allemande.

Zone A :
Sur le Dünkerburg, les lignes ennemies arrivaient alors à portée de feu. La tension était palpable dans les deux camps ; et les sous-officiers et anspessades devait faire tâter de leur pique les récalcitrants ou les hésitants. Il n’y aurait pas de place pour les états d’âme…


Dignes de leurs pères, qui furent auréolés de leur victoire, à la bataille de Fontenoy en 1745, les Gardes françaises s’apprêtaient à effectuer l’une des manœuvres qu’ils affectionnaient tout particulièrement … le feu à courte portée. (A noter au demeurant, que cette manœuvre fut totalement ratée à Fontenoy.)

Lord Charles Hay Junior, capitaine du 12th Regiment s'approcha des rangs français, à la rencontre du vicomte d'Anterroches fils (l’histoire se répétait donc … :roll: ). Et dans un flegme tout britannique, annonça :
« Messieurs les Français, tirez les premiers », cria t’il dans un français parfait, et après s'être poliment incliné.
« Non monsieur, nous ne tirons jamais les premiers ! », répondit le vicomte d'Anterroches dans la langue de Ronsard.


Le but, est de garder son propre feu le plus longtemps possible, tout en désorganisant le feu ennemi (ce qui se traduit dans le jeu, par un gel des bonus de premier feu et de feu britannique pour l’Anglais ; et à l’inverse la possibilité pour le Français d’une avance gratuite de 3 cm sans malus. Et s’il a bien anticipé, une approche à courte portée avec le bonus de premier feu)

Après un tir britannique plus que poussif, les Gardes françaises assénèrent
un feu nourri avec leurs 4 bataillons.
Vue générale des combats sur la colline du Dünkerburg
Dans cette zone des combats, les bataillons anglais finirent par céder. Et la fin de la partie s’achevait sur les premiers régiments fuyant de la colline centrale.

Zone B :
Sur la droite, les combats faisaient rages au milieu du hameau de vellinghausen. Mais les Allemands y étaient solidement accrochés. Leurs meilleures troupes (les Grenadiers) avaient été déployées en première ligne, et faisaient forte impression devant l’avance française.



Détail d’un diorama exposé à Vellinghausen.
Mais attention, car venant du gué sur la Lippe, une menace s’annonçait. Une brigade hanovrienne en réserve, avançait pour attaquer le flanc des troupes françaises. Le sang froid, un instant vacillant, amena les deux bataillons du Royal Bavière à tenter une charge délicate sur la colonne ennemie. Mais leur officier, emprunt d’une prudence soudaine salutaire, décida finalement ses hommes à faire volte-face, et d’aller se déployer le long de la rive pour interdire tout débouché aux hanovriens.


Zone C :
Sur l’aile gauche, ce sont les cavaleries des deux camps qui se livrèrent à un duel, tout aussi habituel au XVIIIème siècle. L’objectif étant de repousser la cavalerie ennemie, avant de s’attaquer aux lignes d’infanterie affaiblie.
Le Français avait d’ailleurs pris un certain risque, en déployant sa brigade suisse très près des Horses britanniques, alors déployés en une seule ligne ; et qui pouvaient à tout moment décider de les charger.

La brigade suisse se trouva dangereusement 
proche d’une brigade de Horses britanniques.
Heureusement, l’officier supérieur chargé de la cavalerie française, anticipa cette menace possible, en activant lui-même une charge sur l’ennemi. C’est ainsi que la Maison du Roi (la Maison rouge au complet, et une partie de la Maison bleue) eut l’honneur de sortir les sabres des fourreaux, et de lancer ses escadrons dans une charge effrénée. Parmi eux, se trouvaient les meilleurs cavaliers du royaume : les 2 compagnies des Mousquetaires du Roi ; la compagnie des Chevaux légers de la garde ; celle des Gendarmes de la garde ; ainsi que celle des Grenadiers à cheval. A droite de cet ensemble, le régiment des Cuirassiers du Roi parachevait le tout :


En face, le répondant était aussi à la hauteur des prétentions. Rien de moins que la compagnie des Grenadier Horse Guards et les Royal Horse Guards :


La mêlée fut terrible. Et l’entrechoc de milliers de chevaux, glaça le sang des deux états-majors observant de loin les combats :



Après 10 tours (en 5 heures de jeu), sur le terrain, l'armée française a incontestablement remporté le dessus. L'aile gauche fut entièrement bousculée par la cavalerie française et la brigade Suisse.

La cavalerie britannique bousculée, s’enfuit en déroute …
La colline du Dünkerburg au centre, sur le point de tomber elle-aussi aux mains des troupes du maréchal de Broglie. Restait le hameau de Vellinghausen, en revanche, encore largement tenu aux mains des troupes alliées.
Mais tout ceci, aux prix de pertes considérables, si bien que ....

BILAN DE LA BATAILLE:

Armée française:
- Aile gauche annemie conquise = 20 points.
- Demi-colline conquise = 15 points ( sur les 30 points attitrés à sa conquête)
- Drapeau (Guidon d'un régiment de Dragoons) ennemi capturé = 5 points.
- Pertes infligées à l'ennemi ( 52 pertes) = 25 points
Total = 65 points

Armée Anglo-Allemande:
- Village de Vellinghaussen contrôlé = 15 points ( sur les 20 points attitrés à la totalité)
- Demi-colline gardée = 10 points ( sur les 20 points attitrés à son maintien)
- Drapeaux (deux bataillons du régiment Auvergne) ennemis capturés = 10 points.
- Pertes infligées à l'ennemi ( 60 pertes) = 30 points
Total = 65 points

BILAN TOTAL:

Armée français : points victoire acquis = 125 points
Armée Alliée : points victoire acquis = 115 points


C'est donc à une victoire de justesse que les Français peuvent se féliciter.

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